SEGRETI DI STATO

0h 1min
2021
Story of SEGRETI DI STATO
SEGRETI DI STATO Le film retrace l'une des pages les plus sombres de l'histoire italienne de l'après guerre, le massacre de Portella della Ginestra où le 1er mai 1947 la bande de Salvatore Giuliano a tiré sur la foule des paysans qui occupaient des terres incultes faisant de nombreuses victimes. Après la mort de Giuliano, ses hommes furent arrêtés et traduits en justice. Le procès s'est tenu à Viterbo en 1951. L'avocat du lieu­tenant de Giuliano, Gaspare Pisciotta n'est pas entièrement convaincu par la thèse offi­cielle, et même si son client ne l'aide pas beaucoup, il suit d'autres pistes. C'est qu'il a été intrigué par le calibre des balles extraites des corps de certaines victimes. Une longue enquête commence, qui le conduit en Sicile, sur les lieux du mas­sacre. Il finit par rencontrer le Professeur qui reconstruit pour lui toute l'histoire en l'insérant dans un cadre plus vaste et encore plus inquiétant où interviennent la mafia, les hommes politiques de la droite italienne et les services secrets américains, tous alliés pour porter un coup au Parti Communiste.   Paolo Benvenuti expose sa théorie avec clarté, en citant ses sources et en nommant les responsables. Six ans de recherches ont été nécessaires pour y parvenir. " C'est Danilo Dolci qui m'a donné l'idée de ce film. Dans sa jeunesse, il s'est retrouvé en prison avec des hommes de Giuliano qui lui ont raconté qu'ils avaient signé de fausses dépositions qu'on avait écrites pour eux. Avant de mourir, il m'a fait promettre que je ferais ce film... On m'a déjà accusé de soutenir la théorie du complot. De dis simplement que tout ce que j'ai mis dans mon film est prouvé. De fais du cinéma, pas de l'histoire. J'ai montré des coïncidences inquiétantes mais bien réelles. Il suffit qu'on me démontre que ce n'est pas vrai et je l'accepterai. " Paolo Benvenuti   " Une grande leçon d'histoire, comme jamais on n'en a faites dans les écoles italiennes. Et un grande leçon de cinéma. Segreti di stato est un film important à plus d'un titre. Parce que Benvenuti a été accueilli pour la première fois dans une manifestation importante (Venise), parce que c'est l'aboutissement d'une recherche sur le style, la méthode et le langage qui dure depuis dix ans... Parce que Benvenuti arrive à faire ce qu'aucun "brechtien" italien n'a réussi, surtout dans le cinéma de dénonciation à l'italienne, plein de rhétorique, de chantages et de pièges qui font appel au cœur et aux positions partisanes et peu ou pas du tout à la raison. Parce que certaines séquences sont du grand art : l'assassinat de Pisciotta vu dans les miroirs est digne d'Hitchcock... La "leçon d'histoire" de Benvenuti remet en cause les interprétations précé­dentes, y compris celles du beau film de Francesco Rosi. Elle nous dit que les responsabilités sont plus vastes et complexes qu'on ne pensait. Elle ramène l'histoire de l'Italie de 45 à nos jours dans le cadre de l'histoire de l'empire dont depuis lors l'Italie est une partie - ou une colonie. " Goffredo Fofi, Film TV, 9 septembre 2003
    • SEGRETI DI STATO

      Le film retrace l'une des pages les plus sombres de l'histoire italienne de l'après guerre, le massacre de Portella della Ginestra où le 1er mai 1947 la bande de Salvatore Giuliano a tiré sur la foule des paysans qui occupaient des terres incultes faisant de nombreuses victimes.

      Après la mort de Giuliano, ses hommes furent arrêtés et traduits en justice. Le procès s'est tenu à Viterbo en 1951. L'avocat du lieu­tenant de Giuliano, Gaspare Pisciotta n'est pas entièrement convaincu par la thèse offi­cielle, et même si son client ne l'aide pas beaucoup, il suit d'autres pistes. C'est qu'il a été intrigué par le calibre des balles extraites des corps de certaines victimes. Une longue enquête commence, qui le conduit en Sicile, sur les lieux du mas­sacre. Il finit par rencontrer le Professeur qui reconstruit pour lui toute l'histoire en l'insérant dans un cadre plus vaste et encore plus inquiétant où interviennent la mafia, les hommes politiques de la droite italienne et les services secrets américains, tous alliés pour porter un coup au Parti Communiste.

       

      Paolo Benvenuti expose sa théorie avec clarté, en citant ses sources et en nommant les responsables. Six ans de recherches ont été nécessaires pour y parvenir.

      " C'est Danilo Dolci qui m'a donné l'idée de ce film. Dans sa jeunesse, il s'est retrouvé en prison avec des hommes de Giuliano qui lui ont raconté qu'ils avaient signé de fausses dépositions qu'on avait écrites pour eux. Avant de mourir, il m'a fait promettre que je ferais ce film... On m'a déjà accusé de soutenir la théorie du complot. De dis simplement que tout ce que j'ai mis dans mon film est prouvé. De fais du cinéma, pas de l'histoire. J'ai montré des coïncidences inquiétantes mais bien réelles. Il suffit qu'on me démontre que ce n'est pas vrai et je l'accepterai. "

      Paolo Benvenuti

       

      " Une grande leçon d'histoire, comme jamais on n'en a faites dans les écoles italiennes. Et un grande leçon de cinéma. Segreti di stato est un film important à plus d'un titre. Parce que Benvenuti a été accueilli pour la première fois dans une manifestation importante (Venise), parce que c'est l'aboutissement d'une recherche sur le style, la méthode et le langage qui dure depuis dix ans... Parce que Benvenuti arrive à faire ce qu'aucun "brechtien" italien n'a réussi, surtout dans le cinéma de dénonciation à l'italienne, plein de rhétorique, de chantages et de pièges qui font appel au cœur et aux positions partisanes et peu ou pas du tout à la raison. Parce que certaines séquences sont du grand art : l'assassinat de Pisciotta vu dans les miroirs est digne d'Hitchcock... La "leçon d'histoire" de Benvenuti remet en cause les interprétations précé­dentes, y compris celles du beau film de Francesco Rosi. Elle nous dit que les responsabilités sont plus vastes et complexes qu'on ne pensait. Elle ramène l'histoire de l'Italie de 45 à nos jours dans le cadre de l'histoire de l'empire dont depuis lors l'Italie est une partie - ou une colonie. "

      Goffredo Fofi, Film TV, 9 septembre 2003

    • Réalisation
      Paolo Benvenuti
    • Scenario
      Paolo Benvenuti, Paolo Baroni, Mario ICereghino
    • Image
      Giovanni Battista Marras
    • Montage
      Cesar Augusto Meneghetti
    • Producer (s)
      Domenico Proccaci
    • Productions
      Fandago
    • Vente à l’étranger
      Intramovies
    • Interprètes
      Antonio Catania, David Coco, Sergio Graziani, Aldi Puglisi, Francesco Guzzo
    • Année
      2003
    • Durée
      1h 25
    • Pays de production
      Italie
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