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SIGNORINAEFFE

Wilma Labate

1h 34min
2021
Story of SIGNORINAEFFE
SIGNORINAEFFE

Turin, septembre 1980. Sur fond de luttes syndicales contre la réorganisation de la Société Fiat qui a décidé de licencier 15 000 ouvriers, Emma et Sergio se rencontrent et s’aiment pendant cette brève période des 35 jours de grève qui s’achèvent avec la marche des 40 000 cols blancs. Dans ce morceau de l’histoire de l’Italie, les deux protagonistes représentent les deux parties de l’entreprise qui se dressent l’une contre l’autre. Emma, fille d’ouvrier, est sur le point de terminer sa thèse de mathématiques. Elle travaille dans les services administratifs et elle va épouser Silvio, un ingénieur. Sergio est un ouvrier au sang chaud, en première ligne dans la lutte. Emma compromettra tout pour lui ; Sergio la laissera s’en aller vers un futur peut-être meilleur.

 

« L’idée était de raconter une histoire d’amour pendant une période historique fervente, dans un contexte mouvementé de grands changements sociaux, une histoire d’amour entre deux ennemis, deux personnes qui se trouvent chacune d’un côté de la barricade et qui se rencontrent à cause de ce climat historique particulier. Au moment où la "passion historique" s’achève, c'est-à-dire au moment où le mouvement ouvrier échoue, la passion amoureuse elle aussi s’éteint. En réalité cet événement à la Fiat de Turin correspond à la fin du fordisme et au début d’une nouvelle ère, celle de la flexibilité. À partir de là, il est indispensable pour le monde du travail de s’habituer à ne plus avoir un type d’identité lié à une classe sociale, à un métier et surtout à une usine. Bien sûr cet événement a été significatif parce qu’il marque la fin de ce type d’identité. »

Wilma Labate

 

« Le film est certes schématique, mais il est loin d'être mauvais et il est réalisé avec beaucoup de soin. Il est intéressant et prenant. Cependant il est difficile de ne pas émettre quelques doutes. 1980 à Turin. Fiat annonce 15 000 licenciements. 35 jours de grève avec le soutien de Berlinguer devant Mirafiori [site de l’usine]. Pour la première fois depuis le début du cycle des luttes débuté en 68, une imposante réaction des dirigeants, cadres et employés s’organise : avec l’historique "marche des 40 000" ils réclament le droit de retourner au travail. C’est la marque d’un virage, d’une fin, d’une défaite ; ou bien la preuve d’erreurs évidentes. Le dénouement est raconté à travers des personnages "exemplaires". Emma, la fille d’ouvrier est destinée à une carrière de cadre et à un mariage avec un ingénieur sceptique face aux nouvelles stratégies patronales auxquelles il adhère par jalousie. Le père d’Emma, immigré du sud, de la vieille garde qui a travaillé la tête baissée et qui n’a jamais fait grève, mise tout sur l’ascension sociale de sa fille. Sergio est un protagoniste typique de l’automne chaud, syndiqué et politisé. Entre Sergio et Emma naît une passion folle faite d’attirance et de mépris. Finalement tous seront perdants mais cela ne suffit pas à tempérer le schématisme du film. »

Paolo D’AGOSTINI, la Repubblica, 18 janvier 2008

    • SIGNORINAEFFE

      Turin, septembre 1980. Sur fond de luttes syndicales contre la réorganisation de la Société Fiat qui a décidé de licencier 15 000 ouvriers, Emma et Sergio se rencontrent et s’aiment pendant cette brève période des 35 jours de grève qui s’achèvent avec la marche des 40 000 cols blancs. Dans ce morceau de l’histoire de l’Italie, les deux protagonistes représentent les deux parties de l’entreprise qui se dressent l’une contre l’autre. Emma, fille d’ouvrier, est sur le point de terminer sa thèse de mathématiques. Elle travaille dans les services administratifs et elle va épouser Silvio, un ingénieur. Sergio est un ouvrier au sang chaud, en première ligne dans la lutte. Emma compromettra tout pour lui ; Sergio la laissera s’en aller vers un futur peut-être meilleur.

       

      « L’idée était de raconter une histoire d’amour pendant une période historique fervente, dans un contexte mouvementé de grands changements sociaux, une histoire d’amour entre deux ennemis, deux personnes qui se trouvent chacune d’un côté de la barricade et qui se rencontrent à cause de ce climat historique particulier. Au moment où la "passion historique" s’achève, c'est-à-dire au moment où le mouvement ouvrier échoue, la passion amoureuse elle aussi s’éteint. En réalité cet événement à la Fiat de Turin correspond à la fin du fordisme et au début d’une nouvelle ère, celle de la flexibilité. À partir de là, il est indispensable pour le monde du travail de s’habituer à ne plus avoir un type d’identité lié à une classe sociale, à un métier et surtout à une usine. Bien sûr cet événement a été significatif parce qu’il marque la fin de ce type d’identité. »

      Wilma Labate

       

      « Le film est certes schématique, mais il est loin d'être mauvais et il est réalisé avec beaucoup de soin. Il est intéressant et prenant. Cependant il est difficile de ne pas émettre quelques doutes. 1980 à Turin. Fiat annonce 15 000 licenciements. 35 jours de grève avec le soutien de Berlinguer devant Mirafiori [site de l’usine]. Pour la première fois depuis le début du cycle des luttes débuté en 68, une imposante réaction des dirigeants, cadres et employés s’organise : avec l’historique "marche des 40 000" ils réclament le droit de retourner au travail. C’est la marque d’un virage, d’une fin, d’une défaite ; ou bien la preuve d’erreurs évidentes. Le dénouement est raconté à travers des personnages "exemplaires". Emma, la fille d’ouvrier est destinée à une carrière de cadre et à un mariage avec un ingénieur sceptique face aux nouvelles stratégies patronales auxquelles il adhère par jalousie. Le père d’Emma, immigré du sud, de la vieille garde qui a travaillé la tête baissée et qui n’a jamais fait grève, mise tout sur l’ascension sociale de sa fille. Sergio est un protagoniste typique de l’automne chaud, syndiqué et politisé. Entre Sergio et Emma naît une passion folle faite d’attirance et de mépris. Finalement tous seront perdants mais cela ne suffit pas à tempérer le schématisme du film. »

      Paolo D’AGOSTINI, la Repubblica, 18 janvier 2008

    • Réalisation
      Wilma Labate
    • Scénario
      Wilma Labate, Francesca Marciano, Carla Vangelista, Domenico Starnone
    • Image
      Fabio Zamarion
    • Montage
      Francesca Calvelli
    • Musique
      Pasquale Catalano
    • Producteur (s)
      Donatella Botti
    • Productions
      Bianca Film, Rai Cinema avec la collaboration du MiBAC
    • Vente à l’étranger
      Rai Trade
    • Interprètes
      Filipppo Timi, Valeria Solarino, Sabrina Impacciatore, Fausto Paradivino, Rosa Pianeta, Fabrizio Gifuni, Giorgio Colangeli, Gaetano Bruno
    • Année
      2008
    • Durée
      94 min
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      "Tu le vois comme un rebelle, tandis que moi je ne suis qu’un bureaucrate."
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