SOGNI D’ORO

SOGNI D'ORO

0h 1min
1981
Story of SOGNI D’ORO
SOGNI D'ORO

Michele Apicella est un jeune réalisateur qui a connu le succès avec son premier film. De présentation en débat, il est poursuivi par un critique tenace qui lui reproche son intellectualisme. Tout en suivant son film jusque dans des localités perdues, Michele prépare son film suivant, La maman de Freud. Il apprend occasionnellement que son producteur produit aussi le film d’un débutant, Giorgio Cimino, une comédie musicale sur les luttes des étudiants et des ouvriers en 68. Il en est fort irrité et transporte son énervement sur le plateau, ce qui ne favorise pas l’avancement du tournage.

Michele a un cauchemar récurrent. Il se voit prof de lettres dans un lycée, amoureux d’une de ses élèves, Silvia, qui ne daigne même pas lui accorder un regard. Le film est au montage. Michele est invité à participer à un jeu télévisé où il aura pour adversaire Giorgio Cimino et à la dernière épreuve il est battu. Les cauchemars envahissent aussi ses journées. Il suit Silvia, toujours plus désespéré. Au moment de l’avant-première, ses hallucinations le reprennent.

 

« Film en expansion, dans lequel passent la crise existentielle de l’auteur, la souffrance de la création, la difficile relation au milieu professionnel, l’ego envahissant qui donne au protagoniste l’impression d’être le seul cinéaste digne de ce nom, Sogni d’oro vaut aussi pour la mise à nu d’une structure névrotique faite d’incapacité à couper le cordon ombilical qui le relie à l’enfance. En privé, le protagoniste redevient un gamin qui étale un tapis vert sur le sol de sa chambre pour jouer au football avec une petite balle et des bois miniature. Le Freud qu’il met en scène est un vieillard qui a encore besoin d’un baiser de sa maman pour s’endormir ; lui-même, au comble du déchirement entre l’amour et la haine vis-à-vis d’un être paralysant, se laisse aller aux pires excès, libérant une violence jusque là contenue contre l’auteur de ses jours. Ainsi, adulte infantile n’ayant pas résolu son complexe d’Œdipe, le cinéaste est condamné à considérer les femmes comme inaccessibles, ne les rejoignant que dans ses rêves, des rêves qui tournent au cauchemar… »

Jean A. Gili, Nanni Moretti, Rome, Gremese, 2001

    • SOGNI D'ORO

      Michele Apicella est un jeune réalisateur qui a connu le succès avec son premier film. De présentation en débat, il est poursuivi par un critique tenace qui lui reproche son intellectualisme. Tout en suivant son film jusque dans des localités perdues, Michele prépare son film suivant, La maman de Freud. Il apprend occasionnellement que son producteur produit aussi le film d’un débutant, Giorgio Cimino, une comédie musicale sur les luttes des étudiants et des ouvriers en 68. Il en est fort irrité et transporte son énervement sur le plateau, ce qui ne favorise pas l’avancement du tournage.

      Michele a un cauchemar récurrent. Il se voit prof de lettres dans un lycée, amoureux d’une de ses élèves, Silvia, qui ne daigne même pas lui accorder un regard. Le film est au montage. Michele est invité à participer à un jeu télévisé où il aura pour adversaire Giorgio Cimino et à la dernière épreuve il est battu. Les cauchemars envahissent aussi ses journées. Il suit Silvia, toujours plus désespéré. Au moment de l’avant-première, ses hallucinations le reprennent.

       

      « Film en expansion, dans lequel passent la crise existentielle de l’auteur, la souffrance de la création, la difficile relation au milieu professionnel, l’ego envahissant qui donne au protagoniste l’impression d’être le seul cinéaste digne de ce nom, Sogni d’oro vaut aussi pour la mise à nu d’une structure névrotique faite d’incapacité à couper le cordon ombilical qui le relie à l’enfance. En privé, le protagoniste redevient un gamin qui étale un tapis vert sur le sol de sa chambre pour jouer au football avec une petite balle et des bois miniature. Le Freud qu’il met en scène est un vieillard qui a encore besoin d’un baiser de sa maman pour s’endormir ; lui-même, au comble du déchirement entre l’amour et la haine vis-à-vis d’un être paralysant, se laisse aller aux pires excès, libérant une violence jusque là contenue contre l’auteur de ses jours. Ainsi, adulte infantile n’ayant pas résolu son complexe d’Œdipe, le cinéaste est condamné à considérer les femmes comme inaccessibles, ne les rejoignant que dans ses rêves, des rêves qui tournent au cauchemar… »

      Jean A. Gili, Nanni Moretti, Rome, Gremese, 2001

    • Réalisation
      Nanni Moretti
    • Scénario
      Nanni Moretti
    • Image
      Gianni Sbarra
    • Montage
      Roberto Perpignani
    • Musique
      Franco Piersanti
    • Producteur (s)
      Renzo Rossellini
    • Productions
      Opéra Film - Produzione s.r.l. et la Rai Radiotelevisione Italiana
    • Distribution France
      Le Pacte
    • Interprètes
      Nanni Moretti, Piera Degli, Esposti, Laura Morante, Alessandro Haber, Gigio Morra, Dario Cantarelli, Nicola Di Pinto, Claudio Spadaro, Remo Remotti, Miranda Campa, Sabina Vannucchi, Giampiero Mughini, Chiara Moretti, Mario Cipriani, Oreste Rotundo, Shara Di Nepi, Luigi Moretti, Tatti Sanguineti, Mario Garriba
    • Année
      1981
    • Durée
      1h 45
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Pensez-vous que votre film puisse intéresser un berger des Abruzzes, un ouvrier agricole méridional ou une ménagère de Trévise ?
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