STRANE STORIE – RACCONTI DI FINE SECOLO

0h 1min
1994
Story of STRANE STORIE – RACCONTI DI FINE SECOLO
STRANE STORIE - RACCONTI DI FINE SECOLO A l'occasion d'un voyage en train une fillette demande à son père de lui raconter des histoires et il lui raconte des histoires étranges assaisonnées d'un brin de comique et d'un zeste d'angoisse. Et tandis que d'autres passagers entrent dans le compartiment, le père les introduit (à leur insu) au fur et à mesure dans ses récits en en faisant des personnages différents selon l'histoire. Dans la première, on coupe l'air à un homme qui n'a pas payé sa facture, et celui-ci se rend en hâte à la société de distribution pour régler sa note. Dans la seconde, une employée pas très jolie va s'acheter au supermarché un tendre compagnon, pour découvrir ensuite qu'il est périmé. Dans la troisième, séparée par la cour intérieure de l'immeuble, cohabitent face à face deux familles, l'une du nord et prolétaire, l'autre méridionale et bourgeoise. Alors qu'à la télé défilent les images du Rwanda et de la Yougoslavie, on passe graduellement des paroles aux actes, aux conséquences qui les dépassent. A la fin du dernier récit, tous les passagers se mettent à discuter sur la vraisemblance de telles histoires. Et la discussion tourne en dispute, jusqu'à l'instant où ils se rendent compte qu'ils se trouvent eux-mêmes dans une situation absurde à l'intérieur d'une étrange histoire : à leur descente du train, les voyageurs se trouvent dans un terrain vague jonché de détritus, parmi lesquels le wagon de "l'Italicus" éventré par la bombe de l'attentat à la gare de Bologne pendant les années de terrorisme.   "Baldoni possède un goût, une capacité d'observation et une imagination surréaliste qui ne dépare pas. Le mariage heureux entre un décor réaliste et des situations absolument irréelles rappelle par certains côtés le choix stylistique de Delicatessen et de Toto le héros mais l'absurdité des développements narratifs ne perd jamais de vue le parallèle avec le monde réel dans lequel nous (sur) vivons. Ce n 'est pas pour rien que les passagers des trains, où naissent ces récits de fin de siècle, achèvent leur voyage en tête à tête avec les wagons de "l'Italicus", une irruption triste et silencieuse qui finit avec intelligence, un des films italiens les plus intéressants de la saison. Cette appréciation positive doit être étendue aux interprètes impeccables et excellents dans leur faculté à se multiplier dans plusieurs rôles à l'intérieur de différents épisodes. " Extrait de CIAK, mars 95.
    • STRANE STORIE - RACCONTI DI FINE SECOLO

      A l'occasion d'un voyage en train une fillette demande à son père de lui raconter des histoires et il lui raconte des histoires étranges assaisonnées d'un brin de comique et d'un zeste d'angoisse. Et tandis que d'autres passagers entrent dans le compartiment, le père les introduit (à leur insu) au fur et à mesure dans ses récits en en faisant des personnages différents selon l'histoire. Dans la première, on coupe l'air à un homme qui n'a pas payé sa facture, et celui-ci se rend en hâte à la société de distribution pour régler sa note. Dans la seconde, une employée pas très jolie va s'acheter au supermarché un tendre compagnon, pour découvrir ensuite qu'il est périmé. Dans la troisième, séparée par la cour intérieure de l'immeuble, cohabitent face à face deux familles, l'une du nord et prolétaire, l'autre méridionale et bourgeoise. Alors qu'à la télé défilent les images du Rwanda et de la Yougoslavie, on passe graduellement des paroles aux actes, aux conséquences qui les dépassent.

      A la fin du dernier récit, tous les passagers se mettent à discuter sur la vraisemblance de telles histoires. Et la discussion tourne en dispute, jusqu'à l'instant où ils se rendent compte qu'ils se trouvent eux-mêmes dans une situation absurde à l'intérieur d'une étrange histoire : à leur descente du train, les voyageurs se trouvent dans un terrain vague jonché de détritus, parmi lesquels le wagon de "l'Italicus" éventré par la bombe de l'attentat à la gare de Bologne pendant les années de terrorisme.

       

      "Baldoni possède un goût, une capacité d'observation et une imagination surréaliste qui ne dépare pas. Le mariage heureux entre un décor réaliste et des situations absolument irréelles rappelle par certains côtés le choix stylistique de Delicatessen et de Toto le héros mais l'absurdité des développements narratifs ne perd jamais de vue le parallèle avec le monde réel dans lequel nous (sur) vivons. Ce n 'est pas pour rien que les passagers des trains, où naissent ces récits de fin de siècle, achèvent leur voyage en tête à tête avec les wagons de "l'Italicus", une irruption triste et silencieuse qui finit avec intelligence, un des films italiens les plus intéressants de la saison. Cette appréciation positive doit être étendue aux interprètes impeccables et excellents dans leur faculté à se multiplier dans plusieurs rôles à l'intérieur de différents épisodes. "

      Extrait de CIAK, mars 95.

    • Réalisation
      Sandro Baldoni
    • Scénario
      Sandro Baldoni, Johnny Dell'Orto, d'après des nouvelles de Sandro Baldoni
    • Image
      Renato Alfarano
    • Montage
      Dede Dedevitiis, Vilma Conte
    • Productions
      Film Master Film, Pasodoble, Green Movie,
    • Interprètes
      Ivano Marescotti, Silvia Cohen, Flavio Bonacci, Johnny Dell'Orto, M ariella Valentini, Alfredo Pea, Eugenio Ravo, Gianfranco Todini
    • Année
      1994
    • Durée
      1h 22
    • Pays de production
      Italie
    Movie, TV Show, Filmmakers and Film Studio WordPress Theme.

    Press Enter / Return to begin your search or hit ESC to close

    En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions générales d’utilisation et notre Politique de confidentialité .

    Les nouvelles adhésions ne sont pas autorisées.

    Festival du Film Italien de Villerupt

    Festival du Film Italien de Villerupt
    6 rue Clemenceau
    54190 Villerupt


    +33 (0)3 82 89 40 22
    organisation@festival-villerupt.com

    ©2021 Festival du Film Italien de Villerupt - Tous droits réservés - Réalisation Agacom