TELEFONI BIANCHI

TELEFONI BIANCHI

LA CARRIÈRE D'UNE FEMME DE CHAMBRE

Dino Risi

0h 2min
1976
Story of TELEFONI BIANCHI
TELEFONI BIANCHI LA CARRIÈRE D'UNE FEMME DE CHAMBRE 1935. Femme de chambre dans un hôtel du Lido de Venise, la provinciale Marcella Valmarin (Agostina Belli) est fascinée par le tout nouveau Festival du cinéma et néglige son prétendant Roberto Trevisan (Cochi Ponzoni). Invitée à Rome par un producteur, un certain Luciani (Maurizio Arena), elle trouve dans la capitale la société en faillite,... et un nouveau protecteur, l’hiérarque fasciste Bruno (Renato Pozzetto) qui l'enferme dans le bordel de sa mère. Marcella, grâce à une rencontre avec Mussolini et un passage dans le lit de la Villa Torlonia, parvient à atterrir à Cinecittà où elle est, malgré les sarcasmes, flanquée de l'acteur du régime Franco Denza (Vittorio Gassman), un cabotin alcoolique et drogué. Tandis que Roberto, désespéré et malchanceux, erre de la guerre d’Abyssinie à celle d'Espagne et, enfin, dans les steppes enneigées de Russie, Marcella triomphe sous le nom de scène d'Alda Noris. La chute du Duce, le limogeage du riche manoir, et la voilà obligée, ruinée, de retourner dans sa Vénétie natale. Quelques années plus tard, mariée à un sympathique industriel, mère de deux enfants, elle se rend en Ukraine pour déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de Roberto qui, russifié et marié, prend soin de ne pas se découvrir et continue sa vie d'heureux koulak.   Le titre italien renvoie très exactement au sujet qui se faufile d’une partie à l’autre de cette caricature sarcastique : le film italien à l’époque des « téléphones blancs ». Simultanément, le cinéaste se moque de l’art mussolinien et des mœurs du fascisme, du goût du régime pour l’emphase camouflant une réalité mesquine. […] En cours de récit, le ton change, devient de plus en plus cruel, abordant certains aspects franchement répugnants de la vie sociale : Tognazzi, remarquable, joue le rôle d’un bossu hideux qui vend les Juifs aux Allemands, et Franco Denza, contraint de tourner des films de propagande pour la République de Salo, crève comme un chien : de bellâtre qui se pavanait dans une reconstitution triomphaliste de la campagne d’Ethiopie, il reste, sous le regard taquin plutôt que méchant d’un groupe de Résistants, une loque. La farce a pris des accents tragiques et vrais, tragiquement vrais. Freddy Buache - Le cinéma italien 1945-1979 - Ed. L’Age d’Homme
    • TELEFONI BIANCHI

      LA CARRIÈRE D'UNE FEMME DE CHAMBRE

      1935. Femme de chambre dans un hôtel du Lido de Venise, la provinciale Marcella Valmarin (Agostina Belli) est fascinée par le tout nouveau Festival du cinéma et néglige son prétendant Roberto Trevisan (Cochi Ponzoni). Invitée à Rome par un producteur, un certain Luciani (Maurizio Arena), elle trouve dans la capitale la société en faillite,... et un nouveau protecteur, l’hiérarque fasciste Bruno (Renato Pozzetto) qui l'enferme dans le bordel de sa mère. Marcella, grâce à une rencontre avec Mussolini et un passage dans le lit de la Villa Torlonia, parvient à atterrir à Cinecittà où elle est, malgré les sarcasmes, flanquée de l'acteur du régime Franco Denza (Vittorio Gassman), un cabotin alcoolique et drogué. Tandis que Roberto, désespéré et malchanceux, erre de la guerre d’Abyssinie à celle d'Espagne et, enfin, dans les steppes enneigées de Russie, Marcella triomphe sous le nom de scène d'Alda Noris. La chute du Duce, le limogeage du riche manoir, et la voilà obligée, ruinée, de retourner dans sa Vénétie natale.
      Quelques années plus tard, mariée à un sympathique industriel, mère de deux enfants, elle se rend en Ukraine pour déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de Roberto qui, russifié et marié, prend soin de ne pas se découvrir et continue sa vie d'heureux koulak.

       

      Le titre italien renvoie très exactement au sujet qui se faufile d’une partie à l’autre de cette caricature sarcastique : le film italien à l’époque des « téléphones blancs ». Simultanément, le cinéaste se moque de l’art mussolinien et des mœurs du fascisme, du goût du régime pour l’emphase camouflant une réalité mesquine. […]
      En cours de récit, le ton change, devient de plus en plus cruel, abordant certains aspects franchement répugnants de la vie sociale : Tognazzi, remarquable, joue le rôle d’un bossu hideux qui vend les Juifs aux Allemands, et Franco Denza, contraint de tourner des films de propagande pour la République de Salo, crève comme un chien : de bellâtre qui se pavanait dans une reconstitution triomphaliste de la campagne d’Ethiopie, il reste, sous le regard taquin plutôt que méchant d’un groupe de Résistants, une loque. La farce a pris des accents tragiques et vrais, tragiquement vrais.

      Freddy Buache - Le cinéma italien 1945-1979 - Ed. L’Age d’Homme

    • Réalisation
      Dino Risi
    • Scénario
      Ruggero Maccari, Bernardino Zapponi, Dino Risi
    • Image
      Claudio Cirillo
    • Montage
      Alberto Gallitti
    • Musique
      Armando Trovajoli
    • Producteur (s)
      Pio Angeletti, Adriano De Micheli
    • Productions
      Dean Film
    • Distribution France
      Les Acacias
    • Interprètes
      Agostina Belli, Cochi Ponzoni, Vittorio Gassman, Ugo Tognazzi, Renato Pozetto, Maurizio Arena, William Berger, Lino Toffolo
    • Année
      1976
    • Durée
      2h 00
    • Pays de production
      Italie
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