UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT

UN BORGHESE PICCOLO, PICCOLO

0h 1min
1977
Story of UN BORGHESE PICCOLO, PICCOLO
UN BORGHESE PICCOLO, PICCOLO UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT   Humoriste et parfois analyste attendri de certains phénomènes qui le révol­tent (la guerre, l'exploitation de l'homme par l'homme, la misère des ban­lieues, les extravagances de la politique politicienne), MONICELLI a tenté de faire se rejoindre, ici, les deux tendances : la farce et le pamphlet corrosif en vue de livrer la radiographie grossissante d'une mentalité, d'un milieu, d'un individu qui représente ce que le cinéaste déteste le plus : la médiocrité, le refoulement, l'ambition minable, l'insatisfaction râleuse toujours prête àse transformer en méchanceté vengeresse. (...) Giovanni Vivaldi qu'incarne SORDI (génial acteur, avec une richesse d'ex­pressions d'autant plus remarquable qu'elle est fondée sur une gamme d'ac­tions neutres d'une décourageante quotidienneté) n'est pas loin de la retrai­te. Il a passé toute sa vie à travailler dans un bureau sinistre, parmi de vieux dossiers, exécutant les ordres d'un chef de service autoritaire désireux de paraître séduisant malgré sa chevelure crasseuse. Humilié, conscient de son existence rabougrie, il rêve d'une revanche qu'il se propose de prendre par l'intermédiaire de son fils, un dadais boutonneux qui n'a vraiment pas inven­té la poudre. Postulant un emploi de fonctionnaire, le jeune homme se rend à l'exament d'admission lorsque dans la rue a lieu un hold-up. Une balle per­due le foudroie sous les yeux de son père qui croit avoir vu suffisamment bien le meurtrier pour le reconnaître, et qui, fou de douleur impuissante, dé­cide avec une sorte de plaisir pervers de se transformer en justicier solitaire fasciné par la jouissance que lui procureront les souffrances de celui qui de­vra payer son cri me, non prémédité, au centuple. (...) Nul doute, au sujet des intentions du cinéaste, porté par un généreux huma­nisme pour attirer l'attention du spectateur sur le fait qu'en toute personne incapable d'assumer ses faiblesses ou les coups du sort, un bourreau som­meille. (...) Toutefois, le sens de la démonstration échappe au metteur en scène lorsqu'il pousse la caricature jusqu'à l'horreur pour provoquer le dégoût (...) et l'ap­pel à la prise de conscience, fâcheusement, s'égare dans l'aventure pour se perdre dans la confusion avant de rejaillir, net et percutant, à la dernière sé­quence où, précisément, s'affirme l'évidence qu'une idée inventive de mise en scène vaut toujours mieux que l'insistance, la surcharge et la quantité. " Freddy BUACHE - Le cinéma Italien 1945-1979 - Ed. L'age d'homme, Lausane
    • UN BORGHESE PICCOLO, PICCOLO

      UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT

       

      Humoriste et parfois analyste attendri de certains phénomènes qui le révol­tent (la guerre, l'exploitation de l'homme par l'homme, la misère des ban­lieues, les extravagances de la politique politicienne), MONICELLI a tenté de faire se rejoindre, ici, les deux tendances : la farce et le pamphlet corrosif en vue de livrer la radiographie grossissante d'une mentalité, d'un milieu, d'un individu qui représente ce que le cinéaste déteste le plus : la médiocrité, le refoulement, l'ambition minable, l'insatisfaction râleuse toujours prête àse transformer en méchanceté vengeresse. (...)

      Giovanni Vivaldi qu'incarne SORDI (génial acteur, avec une richesse d'ex­pressions d'autant plus remarquable qu'elle est fondée sur une gamme d'ac­tions neutres d'une décourageante quotidienneté) n'est pas loin de la retrai­te. Il a passé toute sa vie à travailler dans un bureau sinistre, parmi de vieux dossiers, exécutant les ordres d'un chef de service autoritaire désireux de paraître séduisant malgré sa chevelure crasseuse. Humilié, conscient de son existence rabougrie, il rêve d'une revanche qu'il se propose de prendre par l'intermédiaire de son fils, un dadais boutonneux qui n'a vraiment pas inven­té la poudre. Postulant un emploi de fonctionnaire, le jeune homme se rend à l'exament d'admission lorsque dans la rue a lieu un hold-up. Une balle per­due le foudroie sous les yeux de son père qui croit avoir vu suffisamment bien le meurtrier pour le reconnaître, et qui, fou de douleur impuissante, dé­cide avec une sorte de plaisir pervers de se transformer en justicier solitaire fasciné par la jouissance que lui procureront les souffrances de celui qui de­vra payer son cri me, non prémédité, au centuple. (...)

      Nul doute, au sujet des intentions du cinéaste, porté par un généreux huma­nisme pour attirer l'attention du spectateur sur le fait qu'en toute personne incapable d'assumer ses faiblesses ou les coups du sort, un bourreau som­meille. (...)

      Toutefois, le sens de la démonstration échappe au metteur en scène lorsqu'il pousse la caricature jusqu'à l'horreur pour provoquer le dégoût (...) et l'ap­pel à la prise de conscience, fâcheusement, s'égare dans l'aventure pour se perdre dans la confusion avant de rejaillir, net et percutant, à la dernière sé­quence où, précisément, s'affirme l'évidence qu'une idée inventive de mise en scène vaut toujours mieux que l'insistance, la surcharge et la quantité. "

      Freddy BUACHE - Le cinéma Italien 1945-1979 - Ed. L'age d'homme, Lausane

    • Réalisation
      Mario Monicelli
    • Scenario
      Sergio Amidei et Mario Monicelli, d'après le roman de Vincenzo Cerami
    • Image
      Mario Vuipiani
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Giancarlo Chiaramello
    • Producer (s)
      Luigi et Aurelio De Laurentiis
    • Productions
      Auro Cinematografica
    • Interprètes
      Alberto Sordi, Shelley Winters, Vincenzo Crocitti, Romollo Valli, Renzo Carboni
    • Année
      1977
    • Durée
      1h 58
    • Pays de production
      Italie
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