MEURTRE A L'ITALIENNE

UN MALEDETTO IMBROGLIO

0h 1min
1960
Story of UN MALEDETTO IMBROGLIO
UN MALEDETTO IMBROGLIO MEURTRE A L'ITALIENNE Dans un immeuble du centre de Rome, où habite la famille Banducci, un vol est commis. Le commissaire Ingravallo est chargé de l'enquête. Ses soupçons se portent sur Diomede Lanciani, le fiancé d'Assuntina, la bonne de la famille Banducci, une piste qu'il doit abandonner rapidement. Quelques jours plus tard, on retrouve Liliana Banducci assassinée. Ingravallo enquête et découvre que la façade respectable de cet immeuble pour gens bien cache des choses peu avouables. Ingravallo a deux suspects qu'il aimerait bien pouvoir inculper : le cousin de la victime, Massimo Valdarena, un soi-disant médecin auquel Liliana versait de l'argent et, surtout le mari, Remo Banducci. En voilà un qui a un véritable mobile : leur union allait à vau-l'eau et Liliana venait de l'exclure de son testament. Le problème, c'est qu'à l'heure du crime, il se trouvait... en Suisse. Les carabiniers finissent par arrêter l'auteur du vol, un petit délinquant de rien du tout qui semble incapable de la moindre violence. De plus, il a un alibi pour le crime. 11 n'y a donc aucun lien entre les deux affaires. Les accusations contre le cousin et le mari ne tiennent pas davantage. C'est bien dommage, car ils ne sont ni l'un ni l'autre des modèles de vertu. Ingravallo voudrait classer cette affaire lorsqu'un détail lui revient en mémoire qui lui permet de remonter à ... * qui finit par avouer : il s'était introduit dans l'appartement pour voler, mais Liliana Banducci l'avait surpris et lui l'avait tuée. Ingravallo triomphe avec amertume : c'est un crime banal, une simple histoire d'amour et de pauvreté. Il y a un coupable et il sera puni. On ne peut rien reprocher aux autres. Au vu de la loi, du moins. * il faut absolument voir ce film rare.   Le commissaire Ingravallo est proche d'autres personnages créés par Germi dans ses films précédents (le cheminot du Disque rouge, par exemple). Il sourit avec une certaine lassitude, comme quelqu'un qui a appris à ses dépens comment vont les choses. Il est un peu ours, il a le regard éteint, des lunettes noires et le mégot au coin de la bouche comme tout flic qui se respecte : il a dû voir pas mal de polars au cinéma, c'est évident, et il a un faible pour Bogart et plus encore pour Gabin. Au fond, il est bourru mais bon, et si parfois il lève la main, ce n 'est pas par arrogance ou abus de pouvoir, c 'est plus fort que lui : il y a vraiment des têtes à claques, des individus mielleux qui ne transgressent pas les lois écrites mais qui n 'ont vraiment aucune conscience. (...) Tous les bourgeois du film ont quelque chose à se reprocher. Il n'y en a pas un pour racheter l'autre, tous ont quelque chose à cacher. Il suffit de creuser un peu dans leurs vies, sous leurs apparences si respectables, pour découvrir une bonne dose de pourriture ("comme à la campagne quand on soulève une pierre : dessous c 'est plein de vers "). Ils le savent bien, les bourgeois, et c 'est sur cette pourriture qu'ils sont en train de faire éclore le miracle économique. (...) Comme son futur collègue Pepe créé par Scola en 1969, Ingravallo a un instant la tentation d'arrêter tout le monde, de passer les menottes à la ville entière. Mais la loi est faite exprès pour punir les délits des pauvres bougres ; les crimes des riches et des puissants, c 'est déjà bien s'ils ne donnent pas lieu à récompense. Le commissaire Ingravallo se mure dans son silence, derrière ses lunettes sombres, et Germi, le cinéaste, semble enfin prêt à soulever ces fameuses pierres pour montrer à tout le monde les vers qui se cachent dessous. Voici venu le temps de la comédie, de la comédie à l'italienne. Enrico Giacovelli,Pietro Germi
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      MEURTRE A L'ITALIENNE

      Dans un immeuble du centre de Rome, où habite la famille Banducci, un vol est commis. Le commissaire Ingravallo est chargé de l'enquête. Ses soupçons se portent sur Diomede Lanciani, le fiancé d'Assuntina, la bonne de la famille Banducci, une piste qu'il doit abandonner rapidement. Quelques jours plus tard, on retrouve Liliana Banducci assassinée. Ingravallo enquête et découvre que la façade respectable de cet immeuble pour gens bien cache des choses peu avouables. Ingravallo a deux suspects qu'il aimerait bien pouvoir inculper : le cousin de la victime, Massimo Valdarena, un soi-disant médecin auquel Liliana versait de l'argent et, surtout le mari, Remo Banducci. En voilà un qui a un véritable mobile : leur union allait à vau-l'eau et Liliana venait de l'exclure de son testament. Le problème, c'est qu'à l'heure du crime, il se trouvait... en Suisse. Les carabiniers finissent par arrêter l'auteur du vol, un petit délinquant de rien du tout qui semble incapable de la moindre violence. De plus, il a un alibi pour le crime. 11 n'y a donc aucun lien entre les deux affaires. Les accusations contre le cousin et le mari ne tiennent pas davantage. C'est bien dommage, car ils ne sont ni l'un ni l'autre des modèles de vertu. Ingravallo voudrait classer cette affaire lorsqu'un détail lui revient en mémoire qui lui permet de remonter à ... * qui finit par avouer : il s'était introduit dans l'appartement pour voler, mais Liliana Banducci l'avait surpris et lui l'avait tuée. Ingravallo triomphe avec amertume : c'est un crime banal, une simple histoire d'amour et de pauvreté. Il y a un coupable et il sera puni. On ne peut rien reprocher aux autres. Au vu de la loi, du moins.

      * il faut absolument voir ce film rare.

       

      Le commissaire Ingravallo est proche d'autres personnages créés par Germi dans ses films précédents (le cheminot du Disque rouge, par exemple). Il sourit avec une certaine lassitude, comme quelqu'un qui a appris à ses dépens comment vont les choses. Il est un peu ours, il a le regard éteint, des lunettes noires et le mégot au coin de la bouche comme tout flic qui se respecte : il a dû voir pas mal de polars au cinéma, c'est évident, et il a un faible pour Bogart et plus encore pour Gabin. Au fond, il est bourru mais bon, et si parfois il lève la main, ce n 'est pas par arrogance ou abus de pouvoir, c 'est plus fort que lui : il y a vraiment des têtes à claques, des individus mielleux qui ne transgressent pas les lois écrites mais qui n 'ont vraiment aucune conscience. (...)

      Tous les bourgeois du film ont quelque chose à se reprocher. Il n'y en a pas un pour racheter l'autre, tous ont quelque chose à cacher. Il suffit de creuser un peu dans leurs vies, sous leurs apparences si respectables, pour découvrir une bonne dose de pourriture ("comme à la campagne quand on soulève une pierre : dessous c 'est plein de vers "). Ils le savent bien, les bourgeois, et c 'est sur cette pourriture qu'ils sont en train de faire éclore le miracle économique. (...) Comme son futur collègue Pepe créé par Scola en 1969, Ingravallo a un instant la tentation d'arrêter tout le monde, de passer les menottes à la ville entière. Mais la loi est faite exprès pour punir les délits des pauvres bougres ; les crimes des riches et des puissants, c 'est déjà bien s'ils ne donnent pas lieu à récompense. Le commissaire Ingravallo se mure dans son silence, derrière ses lunettes sombres, et Germi, le cinéaste, semble enfin prêt à soulever ces fameuses pierres pour montrer à tout le monde les vers qui se cachent dessous. Voici venu le temps de la comédie, de la comédie à l'italienne.

      Enrico Giacovelli,Pietro Germi

    • Réalisation
      Pietro Germi
    • Scenario
      Alfredo Giannetti, Ennio De Concini, Pietro Germi, d'après le roman "Quer pasticciaccio brutto de via Merulana" de Carlo Emilio Gadda
    • Image
      Leonida Barboni, Mario Silvestri
    • Montage
      Roberto Cinquini
    • Musique
      Carlo Rustichelli
    • Producer (s)
      Giuseppe Amato
    • Productions
      Rianma Film
    • Interprètes
      Antonio Acqua, Silla Bettini, Rosolino Bua, Eisa Canavazzi, Loretta Capitoli, Claudia Cardinale, Nino Castelnuovo, Alida Chelli, Peppino De Martino,Nanda De Santis, Claudia Fabiani, Franco Fabrizi, Cristina Gaioni, Pietro Germi, Antonio Gradoli, Giulio Base
    • Année
      1960
    • Durée
      1h 50
    • Pays de production
      Italie
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