UNE PURE FORMALITÉ

UNA PURA FORMALITÀ

0h 1min
1994
Story of UNA PURA FORMALITÀ
UNA PURA FORMALITÀ UNE PURE FORMALITÉ Un bois, un orage violent. Un homme, une masse de chair et de houe, court au milieu des arbres. Nous le retrouverons dans Lin poste de police étrange et humide, où un commissaire le retient et le harcèle de questions d'une astuce diabolique. Le suspect prétend s'appeler Onoff mais le policier ne le croit pas : comment cet homme au visage de boxeur pourrait-il être le très grand Onof. le sublime écrivain qu'il aime plus que n'importe quel autre ? Et si c'était lui, pourquoi a-t-il perdu la mémoire ? Comment ne pas le soupçonner d'avoir commis l'homicide à deux pas de chez lui ? La nuit est longue et il faudra attendre l'aube pour résoudre le mystère, et ce sera une révélation bouleversante pour Onoff.Il est à la fois l'assassin et la victime. Il vient de se suicider.   Ce qui ressemble d'abord à une intrigue policiers à huis clos se transforme rapidement en une très étrange plongée dans un autre monde, comme l'ouverture à une autre dimension de la perception. Garde à vue- chez BUNUEL, en quelque sorte. Tout est tendu, et l'opacité se fait conquérante. Il n'y a plus de temps, et guère d'espace : la pluie permanente, l'obscurité et l'isolement total sont là pour faire barrière au réalisme ordinaire. Climat de basculement. Dans ce cadre, Roman POLANSKI est inquiétant à souhait. Etonnant exercice de teneur affective. Le cinéaste Giuseppe TORNATORE entraîne ainsi le spectateur sur un chemin sans issue, quelque part entre la vie et la mort, dans cet instant ultime où, dit-on, l'on reverrait défiler tout le film de sa vie. Gonflé, déconcertant, un rien agaçant (évidemment), mais réussi. Le genre de film qui partage à coup sûr la critique et l'opinion. Gilles Le Morvan - Humanité Dimanche 19/5/94   Beau thème que TORNATORE traite dans un style imperturbablement pompeux et d'un néo-naturalisme volontairement poisseux. Quelles que puissent être ses irritantes faiblesses, la prétention qui s'en dégage, le pirandellisme de salon qui l'habite. Une pure formalité est passionnante par l'exceptionnelle intelligence de sa distribution. Et la maîtrise avec laquelle TORNATORE a su exploiter le face-à-face de deux beaux monstres antinomiques. DEPARDIEU et POLANSKI sauvent Une pure formalité, leur duel est finalement si fascinant que le contexte où il se déroule se dilue, s'efface, disparaît. Danièle Heymann - Le Monde 17/5/94
    • UNA PURA FORMALITÀ

      UNE PURE FORMALITÉ

      Un bois, un orage violent. Un homme, une masse de chair et de houe, court au milieu des arbres. Nous le retrouverons dans Lin poste de police étrange et humide, où un commissaire le retient et le harcèle de questions d'une astuce diabolique. Le suspect prétend s'appeler Onoff mais le policier ne le croit pas : comment cet homme au visage de boxeur pourrait-il être le très grand Onof. le sublime écrivain qu'il aime plus que n'importe quel autre ? Et si c'était lui, pourquoi a-t-il perdu la mémoire ? Comment ne pas le soupçonner d'avoir commis l'homicide à deux pas de chez lui ? La nuit est longue et il faudra attendre l'aube pour résoudre le mystère, et ce sera une révélation bouleversante pour Onoff.Il est à la fois l'assassin et la victime. Il vient de se suicider.

       

      Ce qui ressemble d'abord à une intrigue policiers à huis clos se transforme rapidement en une très étrange plongée dans un autre monde, comme l'ouverture à une autre dimension de la perception. Garde à vue- chez BUNUEL, en quelque sorte. Tout est tendu, et l'opacité se fait conquérante. Il n'y a plus de temps, et guère d'espace : la pluie permanente, l'obscurité et l'isolement total sont là pour faire barrière au réalisme ordinaire. Climat de basculement. Dans ce cadre, Roman POLANSKI est inquiétant à souhait. Etonnant exercice de teneur affective.

      Le cinéaste Giuseppe TORNATORE entraîne ainsi le spectateur sur un chemin sans issue, quelque part entre la vie et la mort, dans cet instant ultime où, dit-on, l'on reverrait défiler tout le film de sa vie. Gonflé, déconcertant, un rien agaçant (évidemment), mais réussi. Le genre de film qui partage à coup sûr la critique et l'opinion.

      Gilles Le Morvan - Humanité Dimanche 19/5/94

       

      Beau thème que TORNATORE traite dans un style imperturbablement pompeux et d'un néo-naturalisme volontairement poisseux.

      Quelles que puissent être ses irritantes faiblesses, la prétention qui s'en dégage, le pirandellisme de salon qui l'habite. Une pure formalité est passionnante par l'exceptionnelle intelligence de sa distribution. Et la maîtrise avec laquelle TORNATORE a su exploiter le face-à-face de deux beaux monstres antinomiques. DEPARDIEU et POLANSKI sauvent Une pure formalité, leur duel est finalement si fascinant que le contexte où il se déroule se dilue, s'efface, disparaît.

      Danièle Heymann - Le Monde 17/5/94

    • Réalisation
      Giuseppe Tornatore
    • Scenario
      Giuseppe Tornatore, Pascal Quignard
    • Image
      Blasco Giuriato
    • Montage
      Giuseppe Tornatore, Massimo Quaglia
    • Musique
      Ennio Morricone
    • Producer (s)
      Mario et Vittorio Cecchi Gori
    • Productions
      Cecchi Gori Group, Film Par Film, Orly Films
    • Distribution France
      AFMD
    • Interprètes
      Gérard Depardieu, Roman Polanski, Sergio Rubini, Nicola Di Pinto, Paolo Lombardi, Tano Cimarosa
    • Année
      1994
    • Durée
      1h 47
    • Pays de production
      Italie, France
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