VALZER

Salvatore Maira

0h 1min
2021
Story of VALZER
VALZER Assunta a un diplôme d’institutrice, mais elle est dans l’attente d’un poste. Alors elle travaille comme femme de chambre dans un grand hôtel. On la suit dans les dédales d’un monde souterrain, celui que les clients, hommes importants et femmes très belles, ignorent, là où ils ne mettent jamais les pieds. Tout y est simple, spartiate, à mille lieues du confort et du luxe que l’établissement met à la disposition de ceux qui en ont les moyens. Chemisier blanc, jupe noire, Assunta et ses collègues servent avec discrétion les rafraîchissements aux riches hommes d’affaires qui gèrent le monde du football, réunis là en congrès informel pour faire face aux retombées des scandales qui ont éclaté dans la presse, dénonçant corruption et tricheries diverses. Assunta et ses collègues servent et desservent, ignorées de ces riches financiers, habitués à manier gens et argent avec la même désinvolture. Devant elles, les conversations continuent, réflexions cyniques sur l’argent et le pouvoir, les médias et la corruption, comme si elles n’avaient pas d’oreilles, d’intelligence, ou plutôt comme si au fond, qu’elles entendent ou pas n’avait aucune importance. Un homme mal habillé, mal rasé, entre dans cet univers souterrain, en quête de sa fille, Lucia, collègue d’Assunta depuis de longues années, lorsque, adolescente encore, elle y travaillait pendant les vacances. Mais Lucia a disparu depuis longtemps. Le père vient de rentrer d’Argentine où il a purgé une longue peine de prison. Pendant toutes ces années, il a reçu des lettres d’elle, postées depuis cet hôtel, alors qu’elle n’y était plus. Il interroge Assunta qui lui dévoile petit à petit le véritable personnage de sa fille. Lucia, belle, blonde, solaire, enviait les clientes de l’hôtel, leur luxueux train de vie, et rêvait d’être comme elles. Belle comme elle était, elle s’en donnait les moyens.   « Ce film tente de synthétiser une profonde crise morale dont le berlusconisme et les scandales du football ont été les symptômes récents. Rejetant les vieilles habitudes, le cinéaste a tenté le pari insensé de se dispenser de l'artifice du montage pour mieux signifier que tout est lié : mensonges intimes, cynisme médiatique et corruption politique. En un seul long plan-séquence, on suit ainsi une jeune employée qui voit un jour débarquer le père d'une ex-collègue, sorti de prison, auquel elle écrivait en se faisant passer pour sa fille, leurs explications étant mêlées aux affaires d'un ponte du calcio qui tient cour dans le même hôtel. D'une folle complexité technique, le film parvient encore à intégrer flash-back et conventions théâtrales, avec une fluidité captivante. » Norbert Creutz, Le Temps, 1er octobre 2007
    • VALZER

      Assunta a un diplôme d’institutrice, mais elle est dans l’attente d’un poste. Alors elle travaille comme femme de chambre dans un grand hôtel. On la suit dans les dédales d’un monde souterrain, celui que les clients, hommes importants et femmes très belles, ignorent, là où ils ne mettent jamais les pieds. Tout y est simple, spartiate, à mille lieues du confort et du luxe que l’établissement met à la disposition de ceux qui en ont les moyens. Chemisier blanc, jupe noire, Assunta et ses collègues servent avec discrétion les rafraîchissements aux riches hommes d’affaires qui gèrent le monde du football, réunis là en congrès informel pour faire face aux retombées des scandales qui ont éclaté dans la presse, dénonçant corruption et tricheries diverses. Assunta et ses collègues servent et desservent, ignorées de ces riches financiers, habitués à manier gens et argent avec la même désinvolture. Devant elles, les conversations continuent, réflexions cyniques sur l’argent et le pouvoir, les médias et la corruption, comme si elles n’avaient pas d’oreilles, d’intelligence, ou plutôt comme si au fond, qu’elles entendent ou pas n’avait aucune importance.
      Un homme mal habillé, mal rasé, entre dans cet univers souterrain, en quête de sa fille, Lucia, collègue d’Assunta depuis de longues années, lorsque, adolescente encore, elle y travaillait pendant les vacances. Mais Lucia a disparu depuis longtemps. Le père vient de rentrer d’Argentine où il a purgé une longue peine de prison. Pendant toutes ces années, il a reçu des lettres d’elle, postées depuis cet hôtel, alors qu’elle n’y était plus. Il interroge Assunta qui lui dévoile petit à petit le véritable personnage de sa fille. Lucia, belle, blonde, solaire, enviait les clientes de l’hôtel, leur luxueux train de vie, et rêvait d’être comme elles. Belle comme elle était, elle s’en donnait les moyens.

       

      « Ce film tente de synthétiser une profonde crise morale dont le berlusconisme et les scandales du football ont été les symptômes récents. Rejetant les vieilles habitudes, le cinéaste a tenté le pari insensé de se dispenser de l'artifice du montage pour mieux signifier que tout est lié : mensonges intimes, cynisme médiatique et corruption politique. En un seul long plan-séquence, on suit ainsi une jeune employée qui voit un jour débarquer le père d'une ex-collègue, sorti de prison, auquel elle écrivait en se faisant passer pour sa fille, leurs explications étant mêlées aux affaires d'un ponte du calcio qui tient cour dans le même hôtel. D'une folle complexité technique, le film parvient encore à intégrer flash-back et conventions théâtrales, avec une fluidité captivante. »

      Norbert Creutz, Le Temps, 1er octobre 2007

    • Réalisation
      Salvatore Maira
    • Scénario
      Seanne Grasso
    • Image
      Maurizio Calvesi
    • Musique
      Nicola Campogrande
    • Producteur (s)
      Marco Quintili, Marisa Grieco, Gianmario Feletti, Stefano Sciarra
    • Productions
      Home Production avec le soutien de ilm Commission Torino Piemonte
    • Vente à l’étranger
      Scalpel
    • Interprètes
      Valeria Solarino, Maurizio Micheli, Graziano Piazza, Marina Rocco, Eugenio Allegri, Giuseppe Moretti
    • Année
      2007
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      "Les filles comme toi sont destinées à rester seules."
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