VOLERE VOLARE

L'AMOUR AVEC DES GANTS

0h 1min
1991
Story of VOLERE VOLARE
VOLERE VOLARE L'AMOUR AVEC DES GANTS Maurizio est un technicien du son timide et un peu rêveur. Il court d’un bout à l’autre de la ville, armé de son magnétophone, à la recherche des bruits les plus divers et des accessoires les plus insolites qui lui permettent ensuite de sonoriser de vieux dessins animés. Martine est une jeune fille romantique. Elle se compare à une assistante sociale, quoique d’un genre un peu particulier. Elle seconde ses clients dans la réalisation de leurs fantasmes les plus déments : elle joue la mère du vieux professeur qui rêve de retomber en enfance ou la cliente effrayée du chauffeur de taxi qui ne rêve que de cascades, elle s’assied sur la photocopieuse de l’employé de bureau fétichiste qui collectionne les photocopies de petites culottes et elle fait sa toilette en présence de deux architectes voyeurs. Une rencontre fortuite amène Maurizio à participer un soir aux activités de Martina, à la grande satisfaction de ses clients. Du coup, ceux-ci se montrent fort déçus lorsque Martina se présente seule aux rendez-vous suivants. Pour pouvoir continuer son activité, Martina doit retrouver Maurizio et le convaincre de travailler avec elle. Elle le cherche dans la ville, le trouve et le décide à la seconder dans son travail. Maurizio tombe éperdument amoureux d’elle, mais il est trop timide pour affronter cette situation. Il a d’étranges sensations et s’aperçoit qu’il est victime d’une métamorphose singulière : il commence à se transformer en personnage de dessins animés. Il s’enfuit et se cache. Martina part à sa recherche et lorsqu’elle découvre Maurizio totalement changé, elle se dit qu’elle a peut-être rencontré un homme différent de tous les autres.   « L’amour avec des gants  est, à l’image de Maurizio Nichetti, un film pas comme les autres. Réalisant, comme dans Qui veut la peau de Roger Rabbit, une synthèse entre le monde du réel et celui du dessin animé, le cinéaste offre un merveilleux moment de cinéma, plein de tendresse et de poésie. Plein de drôlerie aussi, le film s’inscrivant comme une étape majeure de la carrière de Nichetti, à tous point de vue l’un des derniers burlesques (depuis la mort de Tati et la retraite d’Etaix). Son personnage, lunaire, timide et hors du temps, qui se perpétue de film en film, est le digne héritier d’une tradition à laquelle appartiennent Keaton, Chaplin et les autres. Mais L’amour avec des gants n’est pas pour autant un film passéiste. Outre une claire dénonciation des tares de notre société, décidément peu conviviale, Nichetti nous offre une belle réflexion sur le cinéma. Comme il l’avait fait avec le néo-réalisme dans son film précédent (Le voleur de savonnettes), il utilise le dessin animé et le cinéma burlesque pour nous montrer l’inanité de certains comportements. Nichetti n’est pas seulement un cinéaste talentueux, c’est aussi un moraliste. » Yves Alion, La saison cinématographique 1991
    • VOLERE VOLARE

      L'AMOUR AVEC DES GANTS

      Maurizio est un technicien du son timide et un peu rêveur. Il court d’un bout à l’autre de la ville, armé de son magnétophone, à la recherche des bruits les plus divers et des accessoires les plus insolites qui lui permettent ensuite de sonoriser de vieux dessins animés.

      Martine est une jeune fille romantique. Elle se compare à une assistante sociale, quoique d’un genre un peu particulier. Elle seconde ses clients dans la réalisation de leurs fantasmes les plus déments : elle joue la mère du vieux professeur qui rêve de retomber en enfance ou la cliente effrayée du chauffeur de taxi qui ne rêve que de cascades, elle s’assied sur la photocopieuse de l’employé de bureau fétichiste qui collectionne les photocopies de petites culottes et elle fait sa toilette en présence de deux architectes voyeurs.

      Une rencontre fortuite amène Maurizio à participer un soir aux activités de Martina, à la grande satisfaction de ses clients. Du coup, ceux-ci se montrent fort déçus lorsque Martina se présente seule aux rendez-vous suivants. Pour pouvoir continuer son activité, Martina doit retrouver Maurizio et le convaincre de travailler avec elle.

      Elle le cherche dans la ville, le trouve et le décide à la seconder dans son travail. Maurizio tombe éperdument amoureux d’elle, mais il est trop timide pour affronter cette situation. Il a d’étranges sensations et s’aperçoit qu’il est victime d’une métamorphose singulière : il commence à se transformer en personnage de dessins animés. Il s’enfuit et se cache. Martina part à sa recherche et lorsqu’elle découvre Maurizio totalement changé, elle se dit qu’elle a peut-être rencontré un homme différent de tous les autres.

       

      « L’amour avec des gants  est, à l’image de Maurizio Nichetti, un film pas comme les autres. Réalisant, comme dans Qui veut la peau de Roger Rabbit, une synthèse entre le monde du réel et celui du dessin animé, le cinéaste offre un merveilleux moment de cinéma, plein de tendresse et de poésie. Plein de drôlerie aussi, le film s’inscrivant comme une étape majeure de la carrière de Nichetti, à tous point de vue l’un des derniers burlesques (depuis la mort de Tati et la retraite d’Etaix). Son personnage, lunaire, timide et hors du temps, qui se perpétue de film en film, est le digne héritier d’une tradition à laquelle appartiennent Keaton, Chaplin et les autres. Mais L’amour avec des gants n’est pas pour autant un film passéiste. Outre une claire dénonciation des tares de notre société, décidément peu conviviale, Nichetti nous offre une belle réflexion sur le cinéma. Comme il l’avait fait avec le néo-réalisme dans son film précédent (Le voleur de savonnettes), il utilise le dessin animé et le cinéma burlesque pour nous montrer l’inanité de certains comportements. Nichetti n’est pas seulement un cinéaste talentueux, c’est aussi un moraliste. »

      Yves Alion, La saison cinématographique 1991

    • Réalisation
      Maurizio Nichetti
    • Scénario
      Maurizio Nichetti, Guido Manuli
    • Image
      Mario Battistoni
    • Montage
      Rita Rossi, Anna Missoni
    • Musique
      Manuel De Sica
    • Producteur (s)
      Ernesto Di Sarro, Mario et Vittorio Cecchi
    • Productions
      Bambù - Cinema e TV, Penta Film et Silvio Berlusconi Communication
    • Interprètes
      Maurizio Nichetti, Angela Finocchiaro, Mariella Valentini, Patrizio Roversi, Renato Scarpa, Massimo Sarchielli, Enrico Grazioli, Mario Pardi, Osvaldo Salvi, Lidia Buondi
    • Année
      1991
    • Durée
      1h 35
    • Pays de production
      Italie
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