285

CHE STRANO CHIAMARSI FEDERICO

QUE C’EST ÉTRANGE DE S’APPELER FEDERICO !

Ettore Scola

0h 1min
2021
Story of CHE STRANO CHIAMARSI FEDERICO
CHE STRANO CHIAMARSI FEDERICO QUE C’EST ÉTRANGE DE S’APPELER FEDERICO !

Le titre Che strano chiamarsi Federico ! est un clin d’œil à un vers d’un poème de Garcia Lorca, qui partage avec Fellini le même prénom : Federico.

Comme dans Amarcord, il y a un narrateur (Vittorio Viviani) qui nous introduit dans l’univers du film et qui va nous accompagner tout au long de cette histoire. Il nous raconte comment le jeune Fellini (Tommaso Lazotti) à 19 ans débarque à Rome et se présente à la rédaction du Marc’Aurelio, la revue satirique mythique qui parut de 1931 à 1958. On est en avril 1939, il faut faire attention à ce que l’on écrit…

En 1946, la famille Scola s’installe à Rome et le jeune Ettore (Giacomo Lazotti) pousse à son tour la porte du Marc’Aurelio pour proposer des dessins humoristiques. Fellini, de 11 ans son aîné, est déjà quelqu’un : il est devenu un scénariste recherché qui a collaboré entre autres avec Roberto Rossellini au scénario de Roma città aperta (1945). Ettore finit par rencontrer Federico et ils deviennent amis. Federico disparaît le 31 octobre 1993. Vingt ans après, son ami Ettore raconte l’amitié et l’admiration qui pendant un demi-siècle l’ont lié à Federico : des témoignages, des reconstitutions, des extraits de films pour nous dire qui était ce grand génie du cinéma.

 

« J'avais envie de parler avec Federico. De convoquer des souvenirs, de retrouver des conversations, des documents, des dessins qu'il avait faits. Mon film n'est pas structuré narrativement. C'est plutôt quelque chose d'impressionniste, des moments dont je me rappelle et qui montrent, comment dit-on en français l'allegria de Federico ? C'est un beau mot italien, non, allegria ? Vous dites allégresse ? Pas tout à fait... Enfin, on riait beaucoup avec Federico. De la vie, du monde et de lui-même.

C'était un visionnaire qui aimait la vie et qui aimait montrer la réalité mieux qu'elle n'était. La réalité n'était pas assez amusante pour Federico, alors il l'embellissait. Il mentait, oui, mais avec philosophie.

Chacun de ses films touche une zone particulière de mon cœur. Cela dépend des moments. Parfois, c'est Huit et demi, d'autres fois Amarcord, ou encore Le Cheik blanc, Intervista... »

Ettore SCOLA, propos recueillis par  Franck NOUCHI, Le Monde, 8 septembre 2013

 

Après Gente di Roma (2003) Ettore Scola avait annoncé qu’il ne ferait plus de films. Pour rendre hommage à son ami Federico, il est sorti de sa retraite. Fellini-Scola, on ne pourrait imaginer deux cinématographies aussi formellement différentes et pourtant aussi proches thématiquement : le même goût pour les espaces clos et les grands voyages, l’envie de raconter l’histoire pour se raconter, parfois presque simultanément (Amarcord, 1973 et C’eravamo tanto amati, 1974…).

    • CHE STRANO CHIAMARSI FEDERICO

      QUE C’EST ÉTRANGE DE S’APPELER FEDERICO !

      Le titre Che strano chiamarsi Federico ! est un clin d’œil à un vers d’un poème de Garcia Lorca, qui partage avec Fellini le même prénom : Federico.

      Comme dans Amarcord, il y a un narrateur (Vittorio Viviani) qui nous introduit dans l’univers du film et qui va nous accompagner tout au long de cette histoire. Il nous raconte comment le jeune Fellini (Tommaso Lazotti) à 19 ans débarque à Rome et se présente à la rédaction du Marc’Aurelio, la revue satirique mythique qui parut de 1931 à 1958. On est en avril 1939, il faut faire attention à ce que l’on écrit…

      En 1946, la famille Scola s’installe à Rome et le jeune Ettore (Giacomo Lazotti) pousse à son tour la porte du Marc’Aurelio pour proposer des dessins humoristiques. Fellini, de 11 ans son aîné, est déjà quelqu’un : il est devenu un scénariste recherché qui a collaboré entre autres avec Roberto Rossellini au scénario de Roma città aperta (1945). Ettore finit par rencontrer Federico et ils deviennent amis. Federico disparaît le 31 octobre 1993. Vingt ans après, son ami Ettore raconte l’amitié et l’admiration qui pendant un demi-siècle l’ont lié à Federico : des témoignages, des reconstitutions, des extraits de films pour nous dire qui était ce grand génie du cinéma.

       

      « J'avais envie de parler avec Federico. De convoquer des souvenirs, de retrouver des conversations, des documents, des dessins qu'il avait faits. Mon film n'est pas structuré narrativement. C'est plutôt quelque chose d'impressionniste, des moments dont je me rappelle et qui montrent, comment dit-on en français l'allegria de Federico ? C'est un beau mot italien, non, allegria ? Vous dites allégresse ? Pas tout à fait... Enfin, on riait beaucoup avec Federico. De la vie, du monde et de lui-même.

      C'était un visionnaire qui aimait la vie et qui aimait montrer la réalité mieux qu'elle n'était. La réalité n'était pas assez amusante pour Federico, alors il l'embellissait. Il mentait, oui, mais avec philosophie.

      Chacun de ses films touche une zone particulière de mon cœur. Cela dépend des moments. Parfois, c'est Huit et demi, d'autres fois Amarcord, ou encore Le Cheik blanc, Intervista... »

      Ettore SCOLA, propos recueillis par  Franck NOUCHI, Le Monde, 8 septembre 2013

       

      Après Gente di Roma (2003) Ettore Scola avait annoncé qu’il ne ferait plus de films. Pour rendre hommage à son ami Federico, il est sorti de sa retraite. Fellini-Scola, on ne pourrait imaginer deux cinématographies aussi formellement différentes et pourtant aussi proches thématiquement : le même goût pour les espaces clos et les grands voyages, l’envie de raconter l’histoire pour se raconter, parfois presque simultanément (Amarcord, 1973 et C’eravamo tanto amati, 1974…).

    • Réalisation
      Ettore Scola
    • Scénario
      Ettore Scola, Silvia Scola, Paola Scola
    • Image
      Luciano Tovoli
    • Montage
      Raimondo Crociani
    • Musique
      Andrea Guerra
    • Producteur (s)
      Carlo Degli Esposti
    • Productions
      Palomar, Istituto Luce Cinecittà, Rai Cinema, avec la contribution du MiBAC, PayperMoon Italia
    • Distribution France
      Carlotta
    • Interprètes
      ,Tommaso Lazotti, Giacomo Lazotti, Maurizio De Santis, Emiliano De Martino, Andrea Salerno,Sergio Rubini, Federico Fellini,Vittorio Viviani, Ernesto D'Argenio
    • Année
      2013
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Lui c’est Federico, moi c’est Ettore, on fait du cinéma
    Movie, TV Show, Filmmakers and Film Studio WordPress Theme.

    Press Enter / Return to begin your search or hit ESC to close

    En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions générales d’utilisation et notre Politique de confidentialité .

    Les nouvelles adhésions ne sont pas autorisées.

    Festival du Film Italien de Villerupt

    Festival du Film Italien de Villerupt
    6 rue Clemenceau
    54190 Villerupt


    +33 (0)3 82 89 40 22
    organisation@festival-villerupt.com

    ©2021 Festival du Film Italien de Villerupt - Tous droits réservés - Réalisation Agacom