I COMPAGNI

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LES CAMARADES

Mario Monicelli

2h 5min
1963
Story of I COMPAGNI
I COMPAGNI LES CAMARADES À la fin du 19e siècle, dans une usine de tissage à Turin. Pour les ouvriers c’est un dur labeur journalier de quatorze heures, dans des conditions pénibles et pour un salaire de misère. Un jour, fatalement, l’accident se produit : un ouvrier se fait broyer la main dans les rouages d’une machine. Une collecte est organisée et une délégation est constituée pour demander une amélioration des conditions de travail. Éconduite par le chef du personnel, l’idée d’un arrêt de travail germe. La manœuvre échoue mais bientôt c’est la grève générale avec sa cohorte d’exaltations et de difficultés quotidiennes. Le professeur Sinigaglia (Marcello Mastroianni), un agitateur socialiste recherché par la police, orchestre la grève et pousse les ouvriers à s’organiser. Il parvient à les soulever et les convainc d’occuper l’usine. Mais l’armée est là. Les deux blocs s’affrontent. Un coup de feu : un jeune ouvrier est tué. C’est la débandade. Le lendemain, résignés, les ouvriers reprennent le travail.   « À Turin, dans une usine textile à la fin du 19e siècle, les ouvriers organisent une grève sous la conduite du professeur Sinigaglia. C’est le début d’une lutte dure, désespérée et amère qui voit les travailleurs de retour au travail, vaincus. C’était l’un des films que Monicelli aimait le plus, peut-être parce qu’il était l’un de ses films ayant connu le moins de succès. Le contour des personnages, la finesse des détails de la reconstitution de l’époque, le personnage ambigu et fascinant de l’agitateur syndical interprété par un Mastroianni hermétique et intransigeant, crève-la-faim et charismatique, créent un tableau romanesque équivalant à un livre de Zola ou de Maupassant. Mais en même temps, on perçoit un sentiment de méfiance à l’égard des hommes et de l’histoire, l’ombre de la trahison et de la défaite, le souci pour les faibles et leur destin de perdants. Bref, selon moi, l’un des plus beaux films de Monicelli, traversé par une veine souterraine de mélancolie et de regrets. » Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste  Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019   Au générique : Benard Blier. Il a tourné une trentaine de films en Italie dont, avec Monicelli : La grande guerra (1959) ; Alta infedeltà (1964) ; Casanova ‘70 (1965) ; Amici miei (1975) ; Le due vite di Mattia Pascal (1985) ; Speriamo che sia femmina (1986) pour lequel il a obtenu le David di Donatello du meilleur second rôle   « Présenter les luttes ouvrières au cinéma n’est pas chose facile. Beaucoup de réalisateurs ont été pris au piège de l’imagerie démagogique de cette lutte. Avec Monicelli, parce qu’il limite son récit à la renaissance de l’idée d’action commune des ouvriers, nous sommes en plein dans l’examen du "mécanisme" sociologique de la lutte des classes. Monicelli, avec la dimension humoristique qu’il est le seul à savoir donner au tragique, trace avec talent les premiers pas de l’organisation de la classe ouvrière. (…) Film d’une touchante tendresse humaine, reflet historique d’une époque, grande leçon moralisatrice, I compagni se place parmi les grandes œuvres cinématographiques actuelles. » Hubert ARNAULT, Image et son, la saison cinématographique 1966

    • I COMPAGNI

      LES CAMARADES

      À la fin du 19e siècle, dans une usine de tissage à Turin. Pour les ouvriers c’est un dur labeur journalier de quatorze heures, dans des conditions pénibles et pour un salaire de misère. Un jour, fatalement, l’accident se produit : un ouvrier se fait broyer la main dans les rouages d’une machine. Une collecte est organisée et une délégation est constituée pour demander une amélioration des conditions de travail. Éconduite par le chef du personnel, l’idée d’un arrêt de travail germe. La manœuvre échoue mais bientôt c’est la grève générale avec sa cohorte d’exaltations et de difficultés quotidiennes. Le professeur Sinigaglia (Marcello Mastroianni), un agitateur socialiste recherché par la police, orchestre la grève et pousse les ouvriers à s’organiser. Il parvient à les soulever et les convainc d’occuper l’usine. Mais l’armée est là. Les deux blocs s’affrontent. Un coup de feu : un jeune ouvrier est tué. C’est la débandade. Le lendemain, résignés, les ouvriers reprennent le travail.

       

      « À Turin, dans une usine textile à la fin du 19e siècle, les ouvriers organisent une grève sous la conduite du professeur Sinigaglia. C’est le début d’une lutte dure, désespérée et amère qui voit les travailleurs de retour au travail, vaincus. C’était l’un des films que Monicelli aimait le plus, peut-être parce qu’il était l’un de ses films ayant connu le moins de succès. Le contour des personnages, la finesse des détails de la reconstitution de l’époque, le personnage ambigu et fascinant de l’agitateur syndical interprété par un Mastroianni hermétique et intransigeant, crève-la-faim et charismatique, créent un tableau romanesque équivalant à un livre de Zola ou de Maupassant. Mais en même temps, on perçoit un sentiment de méfiance à l’égard des hommes et de l’histoire, l’ombre de la trahison et de la défaite, le souci pour les faibles et leur destin de perdants. Bref, selon moi, l’un des plus beaux films de Monicelli, traversé par une veine souterraine de mélancolie et de regrets. »

      Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste 

      Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019

       

      Au générique : Benard Blier. Il a tourné une trentaine de films en Italie dont, avec Monicelli : La grande guerra (1959) ; Alta infedeltà (1964) ; Casanova ‘70 (1965) ; Amici miei (1975) ; Le due vite di Mattia Pascal (1985) ; Speriamo che sia femmina (1986) pour lequel il a obtenu le David di Donatello du meilleur second rôle

       

      « Présenter les luttes ouvrières au cinéma n’est pas chose facile. Beaucoup de réalisateurs ont été pris au piège de l’imagerie démagogique de cette lutte. Avec Monicelli, parce qu’il limite son récit à la renaissance de l’idée d’action commune des ouvriers, nous sommes en plein dans l’examen du "mécanisme" sociologique de la lutte des classes. Monicelli, avec la dimension humoristique qu’il est le seul à savoir donner au tragique, trace avec talent les premiers pas de l’organisation de la classe ouvrière. (…)
      Film d’une touchante tendresse humaine, reflet historique d’une époque, grande leçon moralisatrice, I compagni se place parmi les grandes œuvres cinématographiques actuelles. »
      Hubert ARNAULT, Image et son, la saison cinématographique 1966

    • Réalisation
      Mario Monicelli
    • Scénario
      Agenore Incrocci (Age), Furio Scarpelli, Mario Monicelli
    • Image
      Giuseppe Rotunno
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Carlo Rustichelli
    • Producteur (s)
      Franco Cristaldi
    • Productions
      Lux Film-Vides Cinematografica, Méditerrannée-Cinéma Production, Avala Film
    • Distribution France
      Les Acacias
    • Interprètes
      Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Bernard Blier, Folco Lulli, Gabriella Giorgelli, Raffaella Carrà, François Perrier, Annie Girardot, Mario Pisu, Vittorio Sanipoli
    • Année
      1963
    • Durée
      125 min
    • Pays de production
      Italie, France, Yougoslavie -
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