LA DONNA DELLA DOMENICA

LA DONNA DELLA DOMENICA

LA FEMME DU DIMANCHE

Luigi Comencini

Story of LA DONNA DELLA DOMENICA
LA DONNA DELLA DOMENICA LA FEMME DU DIMANCHE A Turin, l'architecte Garrone est trouvé mort dans sa maison. L'arme du délit est un gros phallus en marbre qui lui a défoncé le crâne. Le commissaire Santamaria, un romain en fonction auprès de la préfecture de police de la ville piémontaise, est chargé d'enquêter sur l'assassinat. L'enquête prend immédiatement une tournure délicate. En effet, deux domestiques dénoncent Anna Caria, une jeune et belle femme très riche, et un de ses amis, Massimo. Tous deux sont des personnes très en vue et méritent un traitement spécial de la part de la police. Mais bien vite, dans l'enquête du commissaire, se trouvent aussi impliqués Lello, un employé communal homosexuel qui est l'ami de Massimo, puis le mari d'Anna Caria et deux sœurs âgées, propriétaires d'une villa sur les collines turinoises. Avant de se lancer sur une quelconque piste, Santamaria interroge l'artisan qui construit des phallus en pierre dans son atelier, les habitants d'une maison dont les prés servent de rendez-vous à des couples d'amoureux, puis le propriétaire d'une galerie d'art qui n'a pas une réputation à toute épreuve. Lello, décidé à disculper son ami Massimo, mène sa propre enquête et il fouille dans les documents ayant trait à des corruptions auprès du cadastre communal. Lello est assassiné à son tour au Balôn, le marché aux puces de Turin. Ce second meurtre permet finalement au commissaire de découvrir l'assassin et de se concéder ensuite un dérivatif avec Anna Caria qu'il avait courtisée sans beaucoup de succès depuis le début de l'enquête. D'après Claudio G. Fava et Mathilde Hochkofler.   "Dans le fond, si le film mérite une plus grande attention, il le doit à une description sans complaisance de la bourgeoisie turinoise : le vide intellectuel, le souci des apparences, la volonté d'être dans le vent, la médiocrité des intrigues adultères, le poids d'un argent qui condamne les riches à vivre dans l'angoisse d'être volés - un des personnages du film envoie sa fille en Suisse, comme s'il l'enfermait dans une banque, pour la mettre à l'abri 'un rapt, tout cela est habilement suggéré par Comencini. Le meurtre initial permet à l'auteur de révéler toutes les lézardes qui courent sous une façade de respectabilité. Il faut mettre également au compte du film, un portrait d'homosexuel d'une étonnante justesse sans retenue et sa franchise. " Jean A. Gili, Luigi Comencini, Edilig 1981
  • LA DONNA DELLE DOMENICA
    LA FEMME DU DIMANCHE

    A Turin, l'architecte Garrone (Claudio Gora) est trouvé mort dans sa maison. L'arme du délit est un gros phallus en marbre qui lui a défoncé le crâne. Le commissaire Santamaria (Marcello Mastroianni), un romain en fonction auprès de la préfecture de police de la ville piémontaise, est chargé d'enquêter sur l'assassinat. L'enquête prend immédiatement une tournure délicate. En effet, deux domestiques dénoncent Anna Carla Dosio (Jacqueline Bisset), une jeune et belle femme très riche, et un de ses amis, Massimo Campi (Jean-Louis Trintignant). Tous deux sont des personnes très en vue et méritent un traitement spécial de la part de la police. Mais bien vite, dans l'enquête du commissaire, se trouvent aussi impliqués Lello Riviera (Aldo Reggiani), un employé communal homosexuel qui est l'ami de Massimo, puis le mari d'Anna Carla et deux sœurs âgées, propriétaires d'une villa sur les collines turinoises. Avant de se lancer sur une quelconque piste, Santamaria interroge l'artisan qui construit des phallus en pierre dans son atelier, les habitants d'une maison dont les prés servent de rendez-vous à des couples d'amoureux, puis le propriétaire d'une galerie d'art qui n'a pas une réputation à toute épreuve.
    Lello, décidé à disculper son ami Massimo, mène sa propre enquête et il fouille dans les documents ayant trait à des corruptions auprès du cadastre communal. Lello est assassiné à son tour au Balôn, le marché aux puces de Turin. Ce second meurtre permet finalement au commissaire de découvrir l'assassin et de se concéder ensuite un dérivatif avec Anna Carla, qu'il avait courtisée sans beaucoup de succès depuis le début de l'enquête.
    « En 1975, Comencini réalisa La Femme du dimanche, un film policier... non, pardon : un drame bourgeois... non plus, disons : une comédie de mœurs... enfin un film assez inclassable comme il savait si bien les faire […] le film est l’unique œuvre sur laquelle ont (indirectement) collaboré deux des plus fameux tandems de l’histoire culturelle de l’Italie de la deuxième moitié du vingtième siècle. A ma droite (y compris politiquement), il y avait les turinois Carlo Fruttero et Franco Lucentini, auteurs en 1972 du roman ici adapté […] A ma gauche (idem), les romains Agenore Incrocci et Furio Scarpelli, alias Age et Scarpelli, auteurs depuis quinze ans d’un chef-d’œuvre de la comédie italienne sur deux ou presque […]
    Mais le coup de génie du film, c’est probablement d’avoir confié le rôle du commissaire Santamaria à Marcello Mastroianni : avec son charme et sa malice […] il effaçait des années de caricatures policières pour composer une figure populaire, immédiatement adoptée par le public, et pour autant non dénuée de complexité. »
    Antoine Royer, dvdclassik.com, 15 juin 2016

    "Dans le fond, si le film mérite une plus grande attention, il le doit à une description sans complaisance de la bourgeoisie turinoise : le vide intellectuel, le souci des apparences, la volonté d'être dans le vent, la médiocrité des intrigues adultères, le poids d'un argent qui condamne les riches à vivre dans l'angoisse d'être volés - un des personnages du film envoie sa fille en Suisse, comme s'il l'enfermait dans une banque, pour la mettre à l'abri 'un rapt, tout cela est habilement suggéré par Comencini. Le meurtre initial permet à l'auteur de révéler toutes les lézardes qui courent sous une façade de respectabilité. Il faut mettre également au compte du film, un portrait d'homosexuel d'une étonnante justesse sans retenue et sa franchise. "
    Jean A. Gili, Luigi Comencini, Edilig 1981

  • Réalisation
    Luigi COMENCINI
  • Scénario
    Agenore INCROCCI [AGE] , Furio SCARPELLI, d'après le roman de Carlo Fruttero et Franco lucettini
  • Image
    Luciano TOVOLI
  • Montage
    Antonio SICILIANO
  • Musique
    Ennio MORRICONE
  • Producteur (s)
    Roberto Infascelli, Marcello d'Amico
  • Productions
    Primex Italiana, Fox Europa
  • Distribution France
    Tamasa Distribution
  • Interprètes
    Jacqueline BISSET, Marcello MASTROIANNI, Jean-Louis TRINTIGNANT, Aldo REGGIANI, Pino CARUSO, Lina VOLONGHI, Claudio GORA, Tina LATTANZI, Maria Teresa ALBANI, Omero ANTONUTTI 
  • Année
    1975
  • Durée
    105 min
  • Pays de production
    Italie, France
  • Citation
    « Attention à la presse. Ayez… une main de soie dans un gant de velours. »
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