LA TERRAZZA

LA TERRASSE

0h 2min
1980
Story of LA TERRAZZA
LA TERRAZZA LA TERRASSE La terrasse, c'est l'endroit où l’intelligentsia romaine dîne les soirs d'été. C'est un lieu symbolique : le point de rencontre où se déroule tout un rite propre à la bourgeoisie. Les intellectuels qui fréquentent cette terrasse approchent de la cinquantaine, ils sont amis de longue date, ils font partie de la gauche intellectuelle et gravitent tous dans les milieux des médias, du spectacle et de la politique. Ils ont en commun un malaise diffus, car ils se rendent compte que certains succès obtenus jadis dans le cadre du système, ainsi que leur condition actuelle sont en contradiction avec leurs engagements d’autrefois. L'enthousiasme de la jeunesse a laissé place à l'amertume et aux constats d'échec, autant professionnels que sentimentaux. Leurs relations sont mesquines, mais malgré les conflits non réglés, malgré les non-dits, l'esprit de caste et de solidarité l'emporte et ils restent soudés.   Présenté comme une remise en cause des têtes pensantes de son pays à l’heure du déclin, comme une autocritique des gens du spectacle, et particulièrement de ceux qui ont fait les beaux jours d’un cinéma italien actuellement en pleine éclipse, La Terrasse pourrait effrayer tous ceux qui craignent les discours culturels et les films trop pensants. Mais Ettore Scola est trop malin pour avoir voulu infliger un tel pensum à ses spectateurs et, loin de nous assener de mortels états d’âme teintés de remords, il s’est appliqué avec ses fameux scénaristes (Age et Scarpelli) à dépeindre « des personnages tragiques qui se manifestent de façon comique » […] C’est un film riche, subtil, fourmillant d’allusions et de clins d’œil. Les nostalgies y sont rances et les prises de bec rageuses. Mais l’auteur a su s’entourer d’une famille de comédiens à l’apogée de leur talent ; et son propos reste lucide, voire acide, sans oublier d’être drôle et tendre de bout en bout. Jean-Luc DOUIN, Télérama, 26 novembre 1980
    • LA TERRAZZA

      LA TERRASSE

      La terrasse, c'est l'endroit où l’intelligentsia romaine dîne les soirs d'été. C'est un lieu symbolique : le point de rencontre où se déroule tout un rite propre à la bourgeoisie.
      Les intellectuels qui fréquentent cette terrasse approchent de la cinquantaine, ils sont amis de longue date, ils font partie de la gauche intellectuelle et gravitent tous dans les milieux des médias, du spectacle et de la politique. Ils ont en commun un malaise diffus, car ils se rendent compte que certains succès obtenus jadis dans le cadre du système, ainsi que leur condition actuelle sont en contradiction avec leurs engagements d’autrefois.
      L'enthousiasme de la jeunesse a laissé place à l'amertume et aux constats d'échec, autant professionnels que sentimentaux. Leurs relations sont mesquines, mais malgré les conflits non réglés, malgré les non-dits, l'esprit de caste et de solidarité l'emporte et ils restent soudés.

       

      Présenté comme une remise en cause des têtes pensantes de son pays à l’heure du déclin, comme une autocritique des gens du spectacle, et particulièrement de ceux qui ont fait les beaux jours d’un cinéma italien actuellement en pleine éclipse, La Terrasse pourrait effrayer tous ceux qui craignent les discours culturels et les films trop pensants. Mais Ettore Scola est trop malin pour avoir voulu infliger un tel pensum à ses spectateurs et, loin de nous assener de mortels états d’âme teintés de remords, il s’est appliqué avec ses fameux scénaristes (Age et Scarpelli) à dépeindre « des personnages tragiques qui se manifestent de façon comique » […] C’est un film riche, subtil, fourmillant d’allusions et de clins d’œil. Les nostalgies y sont rances et les prises de bec rageuses. Mais l’auteur a su s’entourer d’une famille de comédiens à l’apogée de leur talent ; et son propos reste lucide, voire acide, sans oublier d’être drôle et tendre de bout en bout.

      Jean-Luc DOUIN, Télérama, 26 novembre 1980

    • Réalisation
      Ettore Scola
    • Scénario
      Age (Agenor Incrocci), Furio Scarpeli, Ettore Scola
    • Image
      Pasqualino De Santis
    • Montage
      Raimondo Crociani
    • Musique
      Armando Trovajoli
    • Producteur (s)
      Pio Angeletti, Adriano De Micheli
    • Productions
      Dean Film International, Les films Marceau-Cocinor
    • Vente à l’étranger
      Tamasa
    • Interprètes
      Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Serge Reggiani, Galeazzo Benti, Carla Gravina, Milena Vukotic, Marie Trintignant, Stefano Satta Flores, Leo Benvenuti, Agenor Incrocci
    • Année
      1980
    • Durée
      2h 30
    • Pays de production
      Italie, France
    • Citation
      "Désormais on est tous des personnages dramatiques qui ne peuvent se manifester que de façon comique."
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