Hommage à Marco Bellocchio
- il y a 2 ans

Hommage à Marco Bellocchio
(9 novembre 1939, Bobbio – Province de Plaisance, Émilie)
Loin, à quelques exceptions près, des succès internationaux, révolté marqué par le sens de l’absolu et de la dérision, passionné de psychanalyse, il a construit une œuvre profondément autobiographique, en empruntant les outils de la métaphore et sans aucun attendrissement sur soi.
René MARX, universalis.fr, 29 janvier 2025
« Je me suis accompli à travers le cinéma, qui réclame du caractère et de la persévérance. Mais je n’ai jamais pensé que la caméra était une arme. »
Marco BELLOCCHIO, Télérama, 1er mars 2023
Abandonnant ses études de philosophie à l’université catholique de Milan, Marco Bellocchio entre au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959. Il se tourne vite vers la réalisation avec deux courts-métrages en 1961 et s’installe à Londres où il fréquente la Slade School of Fine Arts. Remarqué par la critique dès son premier film, Les Poings dans les poches, primé à Locarno en 1965, il se singularise par un cinéma engagé et subversif : La Chine est proche (1967), Au nom du père (1972), La Marche triomphale (1976). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : Le Sourire de ma mère (2002), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), La Belle endormie (2012), Le Traître (2019). En 2011, il reçoit le Lion d’Or pour l’ensemble de sa carrière au Festival de Venise, et en 2021 une Palme d’or d’honneur lui est décernée à Cannes.















